Projets scolaires (3): « La Colline salée », un journal scolaire pas comme les autres

En 2013, après deux ans passés à l’école de Balbala 4, plus connue sous le nom de Tour-Ousbo, la nouvelle directrice me demanda si j’étais intéressé à participer aux différentes activités extrascolaires qu’elle avait prévu de mettre en place. Parmi les différentes activités proposées aux volontaires, l’un d’eux attira particulièrement mon attention, il s’agissait du projet d’école « journal scolaire ».
Mme Maleko, qui venait d’être nommée en septembre à la tête de l’établissement, dégageait un enthousiasme et une énergie contagieuse. Cette ambiance dynamique me convenait parfaitement, et la directrice mit à ma disposition l’ordinateur du bureau autant que je le souhaitais.
Cependant, c’était bien beau d’accepter d’accomplir une tâche, encore fallait-il proposer quelque chose qui tienne la route. Heureusement, j’avais quelques bonnes idées dans mes cartons, au cas où l’occasion se présenterai de les concrétiser.
En effet, j’avais pris l’habitude depuis quelques années de noter tout ce qui me passait par la tête (et qui valait la peine d’être noté). Et donc, j’avais une idée assez claire de ce que je comptais faire.
Il m’était arrivé, avant de commencer ma carrière d’enseignant, de m’intéresser au journalisme. Je dois même avouer à mon corps défendant que journaliste avait été le premier métier que je voulais exercer.
D’un autre côté, ma passion pour l’écriture et l’informatique allaient beaucoup maidervdans la mise en place de ce projet. Je proposais donc, après quelques retouches, un plan complet de ce que pourrait être le journal scolaire de BB4.
Le nom du journal scolaire fut choisie par Mme Maleko, parmi plusieurs choix que je lui proposais, et je dois dire que cela sonnait bien. C’était tout simplement la traduction littérale de « Tour Ousbo », qui signifie, comme vous l’avez deviné, « La Colline Salée ».
Pour ce qui est du contenu, je proposais que le journal scolaire soit divisé en rubriques, parmi lesquelles:
Actualité: quelques articles sur les derniers événements qui ont eu lieu à l’intérieur de l’établissement et dans la circonscription, et les évènements (concours sportifs et académiques) auxquels BB4 avait participé. Juste avant la sortie du journal, l’école était en plein chantier de rénovation, avec la construction de deux nouveaux blocs de salles de classe, ainsi que la réhabilitation des toilettes. C’était une actualité qui arrivait à point nommé!
HISTORIQUE: Une rubrique destinée à relater l’histoire de l’établissement depuis sa création;
COIN DES TOUT-PETITS: Les pages intérieures étaient réservées aux élèves, qui y exposaient leurs plus belles productions (textes et dessins). Ce fut une occasion de demander aux enseignants de motiver leurs élèves durant les séances de production écrite et d’EMT pour que leurs oeuvres soient sélectionnées. Et c’est là que réside en effet tout l’intérêt d’un journal scolaire: une vitrine du dynamisme des élèves de l’école, ainsi qu’un outil de valorisation de leurs productions, ce qui les poussera à entrevoir l’intérêt qu’il y a à étudier, quand ces derniers verront que leurs écrits ont de la valeur;
MATIÈRE A RÉFLEXION: Une rubrique destinée aux articles proposés par les enseignants, où ces derniers partageaient leurs réflexions, dans le respect de la ligne éditoriale de tout journal publié par un établissement scolaire publique, c’est-à-dire tout simplement pas de polémique ni discours oiseux;
COIN DÉTENTE: Dans cette partie, le journal proposait des mots croisés, des devinettes et des blagues. L’objectif était clair: s’amuser et se détendre en lisant.

Le journal devait faire une douzaine de pages. Il s’agissait maintenant de déterminer sa périodicité, et ensuite de collecter le contenu pour remplir les rubriques. Enfin, il fallait aussi choisir une mise en page et réussir à placer tout le matériau collecté auprès des enseignants et des enfants.
La périodicité est la fréquence de parution d’un périodique, en l’occurrence il fallait choisir combien de fois le journal scolaire allait pouvoir paraître au cours de cette année scolaire 2013/2014 où le projet avait été mis en place.
Tout ceci dépendait de la somme d’articles et de documents que nous allions pouvoir rassembler, en d’autres termes tout dépendait de la coopération de tout le monde. D’un commun accord, Mme Maleko et moi-même avions choisi la formule bimestrielle, c’est-à-dire deux fois dans l’année. Comme nous avions commencé en octobre, il fallait que le premier numéro sorte en janvier 2014, et le deuxième en mars, avant que la fatigue ne commence à démobiliser toutes les bonnes volontés.
A ce stade de mon récit, j’aurais beaucoup aimé vous présenter le premier numéro, ne serait-ce que sous forme de capture d’écran. Malheureusement, je ne dispose plus d’un exemplaire de ce journal. Mme Maleko m’avait fait un cadeau de plusieurs exemplaires après la parution du premier numéro, et a envoyé au ministre de l’éducation un exemplaire en couleurs.
Tout ce que je peux présenter comme preuve aux personnes qui, pour une raison ou une autre, auraient des doutes sur la véracité de mon récit, c’est ma bonne foi et l’assurance formelle que je n’ai à aucun moment enjolivé le déroulement des évènements que vous êtes en train de lire.

Source: monecole.fr

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